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LA RENCONTRE AFRICAINE DES DROITS DE L'HOMME (RADDHO) EXIGE UNE COMMISSION D'ENQUÊTE INTERNATIONALE EN GUINÉE


15 Jun 2006

15-06-06 17:52
LA RENCONTRE AFRICAINE DES DROITS DE L'HOMME (RADDHO) EXIGE UNE COMMISSION D'ENQUÊTE INTERNATIONALE EN GUINÉE
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L'étau se resserre de plus en plus sur le gouvernement du Général Lansana CONTÉ après les tueries du 12 juin 2006, ils sont nombreux aujourd'hui ceux qui tant sur le plan national, l'ordre des avocats, L'OGDH (L'Organisation Guinéenne des Droits de L'Homme), L'UPR (L'union pour le Progrès et le Renouveau) de feu Siradiou DIALLO, que sur le plan international, la FIDH ( La Fédération Internationale des Droits et L'Homme ) , La RADDHO ( La Rencontre Africaine des Droits de L'Homme) qui exigent une commission d'enquête internationale pour faire la lumière sur les massacres d'élèves en Guinée.
Pour réussir cette mission à but purement humanitaire il convient de mettre en mouvement le principe du droit à la vie garanti par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques , la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples, les libertés d’association et de réunion, prévues par les instruments internationaux relatifs aux droits de l’Homme ratifiés tous par la Guinée.

Sur le plan purement du droit positif une autre disposition juridique permet d'engager sans équivoque la responsabilité civile du gouvernement du Général Lansana CONTÉ qui a pris le risque de maintenir les épreuves du Baccalauréat première et deuxième partie dans un environnement social aussi trouble que mouvementé par une grève générale illimitée déclenchée par les deux principales centrales syndicales du pays : La CNTG-USTG.

Le raisonnement qui s'impose aujourd'hui est que le pouvoir de Conakry est en fin de règne. Le sang d'innocents qu'il a pour la énième fois versée sur le sol guinéen est le signe avant coureur d'un changement démocratique souhaité depuis près de 22 ans par l'écrasante majorité du peuple de Guinée à la tête les principaux leaders de l'opposition guinéenne dont la majeure partie a déjà payé très fort pour la cause démocratique.

Cette opposition est de plus en plus sidérée lorsqu'elle entend l'actuel ministre de l'Enseignement préuniversitaire Mamadou Bhoye BARRY l'accusée de tous les maux d'Israël alors qu'il n'ya pas longtemps ce même monsieur était l'un des ''activistes '' dans les commissions de travail des journées de concertations nationales des forces vives du pays. Il a même en personne convaincu beaucoup de personnes de prendre part à la concertation. En signant les documents finaux qui ont sanctionné les travaux de la concertation nationale, Mamadou Bhoye BARRY donnait sans doute son accord de principe pour la mise en place d'une période transitoire.

Exigence qui met en exergue l'échec du régime du Général Lansana CONTÉ dans sa mission de rendre heureux le peuple de Guinée.Il était alors inimaginable de croire que l'un des signataires du Rapport Politique des journées de concertations nationales puisse se faire nommer dans ce gouvernement. On appelle cela barbarement avaler la salive qu'on a déjà crachée.

S'il ya une responsabilité qui ne fait l'objet d'aucun doute dans cette affaire c'est celle de Mamadou Bhoye BARRY . c'est pourquoi il est temps que L'Union Africaine met en mouvement son organisme de prévention des conflits, que l'Organisation des Nations Unies dépasse le discours d'inquiétude de son premier responsable Koffi ANNAN en mettent en place une mission dénommée ; ''Guinée, restaurer la démocratie '' , que la France en sa qualité de premier bailleur de fonds de la Guinée se lève, bref que tous les amis du pays se concertent pour sauver ce qui reste de la démocratie guinéenne.

Le peuple de Guinée longtemps taxé à tort ou à raison de soumis commence à se réveiller, il a juste besoin d'un coup de pouce. Comme pour paraphraser notre consoeur Mireille DUTEIL du journal ''Le Point '' : << L'État guinéen est en lambeaux, les infrastructures sont inexistantes, la corruption généralisée, le pays va à vau-l'eau >>. Même si les négociations se poursuivent et qu'aujourd'hui une assemblée générale des syndicats est convoquée à la bourse du travail pour faire le point de la situation, il est impossible de croire que la grève s'arrêtera après de tels massacres si les revendications ne sont pas satisfaites intégralement. Attendons de voir .

Aboubacar SAKHO
Directeur de la rédaction et de la publication du site de l'hebdomadaire Guinéen ''L'Observateur''.

Source: L'Observateur

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