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Soutient a Jacques Kourouma et Diangola


20 Sep 2006

Il est évident qu’on ne peut mieux connaître une histoire qu’en la décomposant et en poussant l’analyse jusqu’aux plus simples détails. Son excellente compréhension consiste à remonter son origine jusqu’au point nodal. Mes frères et sœurs de Guinée et du monde, voici une histoire :
Il était une fois un sans-abri italien, qui errait dans les rues de son pays, sans repère et sans diplôme, anéanti par son passé récent de petit traître, se démerdait à trouver une issue heureuse. Il se fait appeler Guido Santullo ; on ignore encore si c’est effectivement son véritable nom.

Santullo quitte sa ville natale, un faubourg reculé après plusieurs années d’errance, pour aller tenter la fortune aux pays de mes ancêtres, ma patrie : la République de Guinée. Sa chance aura été de se rapprocher de la cour du « Général-roi Conté » qui, se fiant simplement à son apparence ou du moins à sa carapace, confiera la construction de nombre des bâtiments dont il remplit sa possession à cet homme fruste et froissé. Deux (2) petites années ont suffit pour qu’il s’accapare une grande partie du marché des BTP guinéens, de tous les chantiers des gourous du pouvoir c’est-à-dire ces nombreux insatiables aux idées de tortue notamment les maisons de Fodé Soumah à Friguiagbé, certaines pour Mamadou Sylla Futurelec et tant d’autres encore.

Les deux (2) hommes – Général Conté et Santullo – vont vite sympathiser sachant qu’ils se ressemblent jusque dans leurs passions respectives : Ils raffolent des belles femmes, collectionnent des voiture de luxe,…pis encore nos tourtereaux unissent leurs savoir-faire pour s’enrichir illégalement et impunément sur le dos du contribuable guinéen.

Mais le plus hallucinant et le plus révoltant est que ce mafieux de Santullo, ce mendiant en cravate puisse oser poursuivre Mr Alfa ousmane Diangolo BARI et Mr Jacques Kourouma devant une juridiction française. Il assigne deux (2) guinéens en justice à cause de leurs écrits, de leurs engagements, de leurs opinions.

Est-ce juridiquement possible ?

Interrogeons le droit international !!

Que pense la France, la mère nourricière de droits de l’homme et des libertés ?

Les européens peuvent s’unir aveuglement jusqu’à aliéner les droits les plus élémentaires des personnes ?

Attendons de voir !!
D’ailleurs justement c’est pour éteindre toutes ces séries d’écrits que Santullo les assigne en justice. Avec ce procès il pense mettre un terme à notre lutte et pense réussir à influencer nos opinions. Personnellement, j’avoue que ce n’est qu’un coup d’épée dans l’eau. Ce procès ne sera ni la mort de notre combat, ni son naufrage. Aucune intimidation ne sera possible ; car nous sommes résolus à aller plus loin qu’il ne pense. Ce procès ne doit ni briser nos élans, ni notre détermination. Bien au contraire il doit être une occasion de faire un nouveau bond et de faire comprendre à Santullo que « le bruit du silence peut carboniser ».

Je partage certes pour une fois cet avis de Nicolas Sarkozy lorsqu’il affirme éloquemment que « les africains, vous avez une responsabilité dans l’échec économique de votre continent » ; mais il oubli d’ajouter que nombreux sont aussi des « cafards » du vieux continent, qui sillonnent nos pays dans le dessein de les ruiner.

Toutes les actions de Santullo se situent dans cet ordre depuis maintenant plusieurs années. Rien ne semble l’arrêter dans ces projets, mais nous lui promettons de le poursuivre devant les juridictions internationales, parce qu’il organise à peu près les mêmes structures mafieuses que le néerlandais Kounskouwn au Liberia, aujourd’hui poursuivi par la cour internationale de justice.

Il est temps de signaler à l’opinion internationale que Santullo est arrivé en Guinée comme un mendiant, avec pas plus qu’un euro dans sa besace. Tour à tour il s’est adjugé des titres d’économiste, d’ingénieur, d’homme d’affaire, architecte, fleuriste ; alors qu’il ne détient aucun diplôme reconnu jusqu’ici valable.

Incontestablement la Guinée s’est arrêtée en route, victime à la fois des autres et d’elle-même. La cause semble aujourd’hui largement entendue, mais la réponse est simplement négative.

Il y a lieu de reconnaître que tous les régimes qui se sont voulus autoritaires à des degrés divers, font toujours appellent à des pareils hommes dotés d’imaginations machiavéliques.

C’est le moment pour l’opinion internationale de tabler sérieusement sur de telles situations qui foisonnent pratiquement dans toutes les dictatures, et qui empêchent aussi les économies africaines de faire face aux innombrables défis aux quelles elles sont durement confrontées.

La Guinée a donc plus que jamais besoin des guinéens de tout bord pour la sortir de cette impasse politico-économique qui ne fait que durer.
Sachant que la réalité est même beaucoup plus complexe, il faudrait à l’avenir des hommes intègres et des moyens.

Nous devrions comprendre que s’opposer à l’inacceptable, c’est réagir dans la dignité.

Monsieur Soumah Alseny
Juriste, président fondateur du MEDI-SE.
Membre de la Rédaction de Guinea-Forum
Contact : onealseny@hotmail.fr

Soumah Alseny