21 Sep 2006
Changement en Guinée : la société civile poursuit ses consultations et adresse une lettre à Conté Le Conseil national des Organisations de la société civile était en conclave le 06 septembre pour matérialiser sa volonté de contribuer au changement de régime dans notre pays. On se rappelle que le 24 août déjà, lors d’une conférence de presse, les ténors de cette structure fédérative avaient manifesté leur intention de fédérer les forces vives du pays pour le changement.
Ben Sekou Sylla le président du conseil national des organisations de la société civile de guinée (CNOSCG), Docteur Madjou Sow de l’organisation guinéenne des droits de l’homme, Monseigneur Albert René Gomez du conseil inter religieux de guinée, maître Georges Destephen du barreau guinéen des avocats ou encore Madame Nantenin Camara de l’économie sociale solidaire se sont ainsi retrouvés au siège de l’OGDH pour échanger leurs points de vue. A l’issue de la rencontre une lettre ouverte a été adressée à Lansana Conté.
A en croire les différentes opinions, force est de constater que le fond des idées est le même : le désir partagé de faire partir Lansana Conté afin de laisser au pays la latitude et la possibilité de se réorganiser face à son destin. Mais c’est dans la démarche que les membres de la société civile n’ont pu s’accorder.
Le docteur Madjou Sow de l’OGDH et monsieur Ben Sekou Sylla du CNOSCG soutienne l’idée qu’il faut fédérer toutes les forces vives du pays afin d’entreprendre des actions de désobéissance civile. Maître Georges Destephen, de l’ordre national des avocats, qui suit une logique de légalité soutien l’idée d’une lettre ouverte adressée au président de la République.
Quant à Madame Nantenin Camara, elle propose la lettre qui sera assortie d’un délai au-delà duquel toutes les actions pourraient être entreprises.
Monseigneur Gomez lui estime pour sa part que le temps n’est plus à la rédaction des lettres : « On est arrivé au stade où il faut qu’on ose dire au président qu’il n’est plus apte physiquement pour diriger le pays ».
Comme on le voit, les mécanismes se mettent en place petit à petit. Mais la crainte des uns et des autres est de savoir si la société civile ira jusqu’au bout. Saura t-elle résister à l’appât de la corruption dont on accuse les syndicats au décours de la dernière grève ? Autre question qui taraude les esprits : est-ce que les syndicats et les partis politiques seront associés aux futures actions ?
Du côté du pouvoir, on prévient les acteurs de la société civile de ne pas se mêler de la politique. En réponse un responsable de la société civile a affirmé qu’ils se mêlent de la politique parce que les conditions de vies des populations ne sont plus dignes du guinéen. Moussa Solano doit mettre en tête que les masques de l’état policier sont tombés depuis belle lurette.
Auteur: Alsény Sylla correspondant Kabanews Conakry Date:2006-09-21 12:00:11 contemalade.jpg . Catégorie: POLITIQUE
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